L’institution religieuse Sainte-Anne jusqu’ici implantée au Bouscat, ouvrira une nouvelle annexe à Saint-Médard en 2019, pouvant accueillir à terme 500 élèves…
Implantée depuis 1894 au Bouscat, l’école-collège Sainte-Anne ne s’était jamais agrandie. Ce sera chose faite en 2019. La municipalié de Saint-Médard-en-Jalles a en effet annoncé qu’elle acueillerait à cette rentrée un nouvel établissement de l’institution privée catholique, qui reçoit déjà 850 élèves au Bouscat, et qui en refuse presque autant chaque année.

Une demande forte

« Face à la croissance démographique sur la métropole, à la concentration des établissements catholiques dans Bordeaux, et à la demande des familles du quadrant nord-ouest de l’agglomération, nous cherchions depuis plusieurs mois un terrain dans ce secteur » explique à 20 Minutes Rozenn Petit, chef d’établissement du collège Sainte-Anne.

Un établissement pilote

C’est dans le quartier Corbiac que l’établissement, qui sera une annexe de Sainte-Anne-Le Bouscat, s’implantera. « Ce sera un établissement pilote, assure à 20 Minutes Jacques Mangon, maire de Saint-Médard : il va mettre en oeuvre la dernière réforme du collège autour du cycle 3, c’est-à-dire une continuité entre les classes de CM1, CM2 et sixième, pour éviter la cassure entre enseignement primaire et secondaire que l’on connaît actuellement. »

Seules les classes de ce cycle 3 seront disponibles en 2019, mais le projet comportera à terme 17 classes pour environ 500 enfants répartis en 5 classes élémentaire (CP au CM2) et 12 classes de collège (6ème à 3ème).

Rien n'est ôté à l'enseignement public

Un contrat d’association entre l’ensemble scolaire Sainte Anne et l’État sera établi. Le financement immobilier du projet sera donc privé, même si l’organisme perçoit des aides municipales et départementales (à hauteur du coût d’un élève du secteur public). Les enseignants, eux, sont des personnels de l’Éducation nationale.

« C’est une offre complémentaire et on n’ôte rien à l’enseignement public » estime Jacques Mangon, qui assure qu’il n’y aura pas « de discrimination en terme de revenu et de conviction philosophique ou religieuse. » L’enseignement des principes de la foi sera proposé, mais pas obligatoire.

Une ouverture sur les langues étrangères

Cet établissement s’ouvrira par ailleurs aux langues étrangères, anglais et chinois, dès le CP, et « proposera des méthodes nouvelles, tournées autour de l’enseignement et non des classes : un même élève aura dans la journée des enseignements dans des groupes différents en fonction du type d’apprentissage. »

L’enseignement catholique en Gironde compte accueille aujourd’hui 60.000 élèves dans 73 structures. Soit 13 % des élèves scolarisés.

départ pour l'école d'Alzon
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